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COLLOQUE : THERMALISME ET VILLES DANS L’OCCIDENT ROMAIN

Publié le 14 mai 2024 Mis à jour le 14 mai 2024

Le Colloque « Thermalisme et villes dans l’Occident romain » est un événement organisé par l’Université Paris Nanterre en coopération avec l’Université de Clermont-Ferrand et le Programme Erasmus+ et présentera l’état des recherches académiques sur le sujet de l’intégration des thermes romains au sein de la ville antique et de l’importance de l’usage de l’eau dans le cadre curatif, religieux, socio-économique et culturel dans la vie de la cité.

Date(s)

du 17 juin 2024 au 18 juin 2024

Lieu(x)

Bâtiment Max Weber (W)

Salle de conférence bâtiment Max Weber - campus Université Paris Nanterre
La chaire européenne CivEUr, le Centre d’Histoire Espaces et Cultures (CHEC) et l’UMR 7041 Archéologie et Sciences de l’Antiquité (ArScan) vous invitent au Colloque « Thermalisme et villes dans l’Occident romain » se tenant à l’Université Paris Nanterre à la date du 17 au 18 juin 2024.

L’importance de l’eau dans la ville romaine, à la fois pour ses implications d’ordre sanitaire, économique, esthétique et religieux, a été reconnue depuis longtemps et a fait l’objet de nombreuses études. Il a fallu en revanche attendre ces dernières décennies pour que la question des eaux thermales soit prise en compte de manière spécifique et autonome dans le domaine de la recherche historique.  

Il a ainsi été observé que, dans le monde romain, une distinction était bien présente entre eaux douces et eaux thermales, dotées de caractères physico-chimiques particuliers qui les rendaient aptes à un usage thérapeutique. La pratique des bains chauds et le thermalisme (fontes calidi, fontes medicati…) à proprement parler étaient donc des réalités différentes, avec les conséquences que cela pouvait comporter sur le plan matériel, socio-économique, cultuel.

A la lumière de ces considérations, le colloque « Thermalisme et villes dans l’Occident romain » se propose d’orienter la réflexion sur trois aspects du thermalisme, dans le contexte des villes de l’Occident romain :
   1. Les aménagements liés aux pratiques curatives. Bien que les thermes de cure présentent souvent le parcours classique des bains, les auteurs anciens font état d’usages particuliers des eaux thermales, qui pouvaient justifier la présence d’aménagements spécifiques. Il s’agit par exemple des systèmes de captation et de stockage des eaux, des dispositifs de refroidissement et de gestion de la température, de la multiplication de piscines offrant des températures variées…

   2. La genèse urbaine à partir des eaux thermales et l’insertion des bâtiments thermaux dans l’espace urbain. Dans son livre XXXI, 2, Pline l’Ancien affirme que les eaux thermales « fondent les villes » urbesque condunt et nombreux sont en effet les cas de sources de ce type qui ont joué un rôle de pôle d’attraction et genèse l’habitat groupé.

  3.  La connexion avec les lieux de culte. La reconnaissance du caractère thérapeutique des eaux thermales était faite par voie empirique et était souvent expliquée par la médiation du sacré.

Ces différents aspects seront développés à travers la présentation d’études de cas en Gaule et, plus largement, dans le monde romain occidental.

Veuillez trouver l’agenda du colloque au lien suivant.

Pour tout renseignement ou inscription, veuillez contacter Louis Brun avant le 7 juin 2024.

Nous vous attendons nombreux !

Mis à jour le 14 mai 2024